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JE TIENS
À TOI
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Malgré tout ce qui nous sépare
Malgré tes sentiments avares
Malgré ton caractère fuyard,
JE TIENS À TOI.
Malgré la grisaille de ton humeur
Malgré la dureté de ton coeur
Malgré que je sais que tout est leurre,
JE TIENS À TOI.
Malgré ton comportement négatif
Devant toi, je me sens fautive
Malgré tes réponses hâtives,
JE TIENS À TOI.
JE TIENS À TOI
AUTANT QUE L'ÉTÉ TIENT À
SON SOLEIL
JE TIENS À TOI
AUTANT QUE LE PRINTEMPS
TIENT À SES FLEURS
JE TIENS À TOI
AUTANT QUE L'HIVER TIENT À
SA PLUIE
JE TIENS À TOI,
MALGRÉ QUE MON AMOUR
RESTERA COMME
CES FEUILLES MORTES DE L'AUTOMNE.
Tassadit
Ould Hamouda
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MERCI QUÉBEC
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Tu m'as ouvert les bras
Tu m'as accueillie
Sans me connaître,
Tu m'as dit " Bienvenue "
Québec, ma 2ème Patrie
De tout cœur, je te dis " MERCI "
Venue de nulle part
J'étais désorientée
Ton accueil chaleureux
M'a réconforté
Tu m'as redonné l'espoir
Alors que je l'avais perdu
De tout cœur, je te dis " MERCI "
Heureuse de vivre en paix dans ce beau pays
Où nul ne se sent étranger
Un peuple fier de sa diversité
Où chacun retrouve dignité et respect
A Gatineau ou en Gaspésie
A Montréal ou à Granby
Je me sens chez moi partout où je vais
québécoise, fière, je le suis devenue
Tout en gardant au fond de moi mon originalité
Québec, mon pays, je te remercie
Tassadit
Ould Hamouda
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NOTRE
JEUNESSE
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Elle s'envole à toute vitesse
et part sans laisser d'adresse
nous laissant dans la tristesse
Notre si belle Jeunesse
Vers l'âge adulte, on se presse
pour vanter toutes nos prouesses
mais on oublie la vieillesse
qui s'amène sans délicatesse
Nous ôter cette grande richesse
La vie nous vole des jours sans cesse
et nous vieillit avec rudesse
Visages las, que les rides traversent
on se réveille, on court, on s'empresse
Saisir les chances que nous offre son
"Altesse"
quelques règles, on transgresse
Pour revivre quelques moments d'ivresse
Et profiter encore de ses largesses
Notre belle jeunesse
Tassadit
Ould Hamouda
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| LA
VIELLESSE |
Elle arrive à grands pas
Amenant un grand désarroi
Et là, on reste coi
Nous retrouver vieux, nous glace de froid.
Pour l'arrêter, il n'y a aucune loi
Que l'on soit croyants ou sans foi
Que l'on soit pauvre ou "ROI"
Que ce soit, simplement "TOI ou MOI"
Elle commence par des malaises indéfinis
Des douleurs partout, de la tête aux pieds
Tout nous fait mal et on s'ennuie
Des fois on ne peut même plus bouger
On n'est plus bons à rien qu'à crier
On accourt à l'Hôpital, à longueur de journée
On se gave de pilules pour nous soulager
Un jour c'est le dos, l'autre c'est l'insomnie.
La jeunesse nous quitte si vite, à notre insu
Quand il est tard, on se dit qu'elle nous a eu
On regrette de n'avoir su en profiter
En arrière, on ne peut plus retourner
Comme dit le proverbe "Le passé est passé"
Nos ans, de jours en jours, diminuent
Notre temps sur terre, devient limité
La panique s'empare de nous et nous détruit
Et ainsi FINIT NOTRE VIE !
Tassadit
Ould Hamouda
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LA MORT
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Elle vient sans crier gare
Que l'on soit jeune ou vieillard
Que l'on soit généreux ou avare
Que l'on soit malhonnête ou sans tare
Elle nous ôte la vie sans retard
Et nous embarque dans ses amarres
De cette traîtresse, on a une peur bleue
Quand on la sent proche, on supplie
"Dieu"
De nous laisser en vie, ne serait-ce que peu
En lui promettant de devenir pieux
Faire du bien et vivre mieux
Quand l'heure arrive, l'arrêter ? Nul ne le peut.
Que c'est triste de partir un jour sans le
savoir
Quitter nos enfants, notre famille sans jamais
les revoir
Quitter notre maison, construite avec pleins
d'espoirs
Laisser tout et partir, sans dire au revoir
Le fait d'y penser, nous plonge dans le désespoir
Quitter ceux qu'on aime, est la pire chose à
voir
Tassadit
Ould Hamouda
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LE
PRINTEMPS
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J'adore aller dans notre champ
Lorsque arrive le printemps
Tout est si beau et impressionnant
Les marguerites, les roses et les bourgeons
Sous un soleil rayonnant
Les enfants courent en chantant
Vive le Printemps !
Les coquelicots rouges forment un lit
Les arbres en feuilles sont fleuris
Des poiriers, des pruniers, des cerisiers
Nous donnent une joie pleine de tranquillité
Les oiseaux gazouillent dans leurs nids
Le printemps est là, il est arrivé.
Un ruisseau résonne doucement
Une eau claire et fraîche coule lentement
Regarder les collines et les monts
Il n y a point de tableau aussi fascinant
Le Djurdjura autour, toujours Imposant
Vivre dans ce décor est si exaltant.
Tassadit
Ould Hamouda
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MA POÉSIE
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Sans le vouloir, je t'ai délaissée.....
Alors que tu étais ma véritable amie
Je t'ai mise de côté et presque archivée
Alors qu'il n' y a que toi, pour me soulager.
Je t'ai confié mes peines, mes joies et mes
secrets
Tu étais là pour moi, sans jamais rechigner
Tu m'écoutais sans te plaindre, malgré la gravité
du problème ou de l'aveu, sans jamais me juger.
Tes petites phrases douces, me font espérer
Une vie meilleure et pleine de gaieté
Quand la tristesse est en moi pour me tarauder
Tu as toujours été là, pour me réconforter.
À partir de ce jour, tu seras ma priorité.
Je t'écrirai et te lirai sans jamais me
lasser
Tassadit
Ould Hamouda
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MON
VILLAGE
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On le voit de tous les horizons
Perché sur une colline, entouré de monts
Plus on se rapproche, (plus) il est fascinant
Il est si beau et impressionnant
Le village de mon père et de mes grands parents
Il est tellement loin, il me manque tant.
Je garde encore en moi, les souvenirs d'été
où soeurs, frères, cousins, la famille réunie
Dans la cour, à l'air pur, on restait pour
veiller
Se raconter des blagues, discussions infinies
des rires, des chants, des "ourars", on
improvisait
C'était le bon temps, qui ne reviendra jamais.
Je le revois encore en hiver, enneigé
Sous un manteau blanc, ses arbres alourdis
Le Djurdjura autour, lui donnant ses reflets
Les ravins, les rivières, au bas à son chevet
Ce beau panorama n'existe dans nul pays
Je donnerai cher pour le retrouver.
Tassadit
Ould Hamouda
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HIER
ENCORE
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Hier encore,
Je n étais qu'une enfant
Heureuse auprès de mes parents
qui m'élevaient en me gâtant
Je n'avais que 20 ans
Hier encore,
Je croquais la vie à pleines dents
Profitais des moments
En sortant et (en) m'amusant
Je n'avais que vingt ans
Hier encore, hier encore,
je n'avais que vingt ans - vingt ans
Hier encore,
j'avais ma jeunesse en prime
je dansais et chantais en rime
sous un ciel bleu sans brume
je n'avais que vingt ans
Hier encore,
je n'avais aucune amertume
je jouissais de la vie sublime
(j'étais) dans le vent comme une plume
Je n'avais que vingt ans
Hier encore, c'était ma première
passion............
Inspirée
de la chanson de El Hachemi Guerouabi
" El-Barah "
Tassadit
Ould Hamouda
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