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Retour sur l’année 2020 : l’onde de choc de la pandémie de COVID-19 en 12 graphiques

Retour sur l’année 2020 : l’onde de choc de la pandémie de COVID-19 en 12 graphiques (worldbank.org)

PAUL BLAKE et DIVYANSHI WADHWA, 14 DECEMBRE 2020

Les « nouveaux pauvres »

La lutte contre l’extrême pauvreté va connaître cette année son premier revers depuis plus de vingt ans.

Une récession économique brutale. Les projections pour l’économie mondiale prévoient une baisse de la croissance d’une ampleur sans précédent depuis 1990.

Le fardeau de la dette

Avant même la pandémie de COVID-19, près de la moitié des pays à faible revenu étaient déjà surendettés ou au bord du surendettement. Le service de la dette contractée auprès des créanciers publics bilatéraux pèsera lourd dans les prochaines années

Beaucoup d’autres mesures sont nécessaires pour alléger le poids de la dette », a alerté David Malpass, y compris une prolongation de l’ISSD dans l’attente d’une solution plus permanente.

Sans ces mesures, les problèmes d’endettement risquent de compromettre une reprise durable dans beaucoup de pays, de même qu’un grand nombre d’objectifs de développement.  

La chute des remises migratoires

L’évolution des remises migratoires est une source de préoccupation majeure. Depuis plusieurs décennies, ces transferts d’argent – effectués par les travailleurs émigrés vers leur pays d’origine – jouent en effet un rôle de plus important dans la réduction de la pauvreté et dans le dynamisme de la croissance économique. Il y a encore un an, ces flux étaient équivalents aux montants de l’investissement direct étranger et de l’aide publique au développement. 

Mais la pandémie de COVID-19 a porté un coup dur aux remises migratoires, qui devraient chuter de 14 % d’ici à la fin de l’année 2021, selon des prévisions légèrement meilleures que les estimations initiales, mais qui ne doivent pas occulter le fait qu’il s’agit là d’un recul historique. Toutes les régions sont concernées, le repli étant particulièrement marqué en Europe et Asie centrale. Pour la première fois dans l’histoire récente, le nombre de migrants internationaux devrait baisser cette année, sous l’effet d’un ralentissement des nouveaux départs et d’une hausse des retours vers les pays d’origine.

Or ces envois de fonds sont une véritable planche de salut pour de nombreuses familles pauvres dans les pays en développement.  Et leur déclin fait craindre aux experts un appauvrissement des ménages, une aggravation de l’insécurité alimentaire et un recul du recours à des services aussi essentiels que les soins de santé, faute de moyens.

Un impact profond sur les entreprises et les emplois

La paralysie de l’activité économique due à la pandémie a durement touché les entreprises et les emplois. 

Le coût prohibitif de la santé

La pandémie a mis en évidence la nécessité pour les pays de garantir des soins de santé de qualité, accessibles et abordables. Des dizaines de millions de personnes ont basculé dans l’extrême pauvreté en raison de leurs dépenses de santé.

La fermeture des écoles

Au plus fort des mesures de confinement, plus de 160 pays ont procédé à des fermetures des établissements d’enseignement qui ont concerné au moins 1,5 milliard d’enfants et de jeunes dans le monde. 

Les effets de la pandémie sur l’éducation risquent de se ressentir pendant plusieurs décennies.

Les inégalités numériques

Dans le monde entier, la pandémie et le confinement ont mis en évidence l’importance cruciale de la connectivité numérique. 

Les disparités entre hommes et femmes

Parce qu’elles sont plus présentes que les hommes dans les secteurs les plus durement frappés par les mesures de confinement, à l’instar du tourisme et du commerce de détail, les femmes ont été davantage touchées par les pertes d’emploi.  

Une pandémie synonyme de faim pour des millions d’individus

Plus généralement, les enfants, filles et garçons confondus, sont aussi plus vulnérables à la montée de l’insécurité alimentaire qui sévit tant dans les villes que dans les zones rurales. 

La pauvreté se concentre de plus en plus dans les pays en situation de fragilité, conflit et violence

Dans un grand nombre de régions, l’insécurité et la COVID ont aggravé des situations de fragilité, conflit et violence qui menacent d’annuler les progrès obtenus sur le front du développement.  

La chance d’une relance durable

Qu’il s’agisse du fléau des conflits, de l’insécurité alimentaire ou de biens d’autres menaces, le changement climatique est un « amplificateur des risques » qui pèsent sur le développement. 

Conclusion

Peu de crises avant celle-ci auront à ce point touché la quasi-totalité des champs du développement. 

Cette publication a bénéficié des contributions de Sara HaddadPaul McClureJasmin ButtarBassam SebtiSrimathi Sridhar et Christine Montgomery.  

POUR EN SAVOIR PLUS

Le Groupe de la Banque mondiale et la pandémie de coronavirus (COVID-19)

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