bulletin de nouvelles Communiqué de presse

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – COMMUNIQUÉ DE PRESSE LE 25 NOVEMBRE 2019

Le Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) appelle les femmes immigrées et racisées ainsi que la société québécoise à se mobiliser contre la pratique des mutilations génitales féminines/Excision (MGF/E).

Le 06 février 2020, à Montréal, le Réseau d’action pour l’égalité des Femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) soulignera pour la 5e fois la Journée Internationale Tolérance Zéro à l’égard des MGF/E.

Les MGF désignent « un certain nombre de pratiques consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes d’une femme ou d’une fille pour des raisons culturelles ou autres que thérapeutiques ».

Les MGF touchent à la fois à des enjeux de discriminations, de droits humains et du droit à la santé, et à des enjeux de santé publique en termes de prévention des risques pour les petites filles et de santé sexuelle, reproductive et maternelle pour les femmes ayant subi une MGF[i] ». Mondialement reconnues comme une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes, elles sont le reflet d’une inégalité entre les sexes profondément enracinée[ii].

D’après l’OMS, entre 130 et 140 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi une forme de MGF/E et que chaque année, plus de trois millions de filles risquent d’en être victimes. Par l’effet des migrations, l’OMS note une augmentation du nombre de filles et de femmes vivant en dehors de leur pays d’origine ayant subi des MGF/E. Ainsi, les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle Zélande ne sont pas épargnés par cette pratique[iii].

Plusieurs pays pratiquants ou pas l’interdisent déjà sur leur territoire. Cependant, dans la réalité, la pratique est toujours monnaie courante, car elle constitue une norme sociale.

Au Canada, elles constituent une blessure ou une mutilation et figurent dans le registre des voies de fait au code Criminel du Canada en tant que blessures graves. Quiconque les pratique est passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans de prison.

Le RAFIQ dénonce toute pratique qui va à l’encontre de la Charte des droits et libertés de la personne (Charte québécoise) et de la Charte Canadienne des droits et libertés. Dans le cadre des douze journées d’action contre la violence faite aux femmes (25 Novembre au 6 Décembre 2019) et des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes, le RAFIQ saisi cette opportunité pour prévenir et sensibiliser les communautés concernées par les MGF/Excision, ainsi que la société québécoise à se mobiliser contre cette pratique afin de l’éliminer et d’atteindre l’objectif Tolérance zéro que s’est fixé l’ONU d’ici 2030.

RAFIQ

514 878 1325/ info@rafiq.ca


[i] Armelle Andro et Marie Lesclingand. Les Mutilations Génitales Féminines. État des Lieux et des connaissances. Dans population 2016/2 (Vol. 71), pages 224 à 311.

[ii] Comprendre et lutter contre la violence à l’égard des femmes. Fiche d’information. Organisation mondiale de la santé et Organisation panaméricaine de la Santé.

[iii] Rapport sur les droits humains et la pratique des mutilations génitales féminines/excision en Guinée, 2016, P.4.

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